L'Assemblée nationale a récemment décidé de ne pas interdire les publicités destinées aux enfants de moins de 16 ans pour des aliments trop riches en sucres, en sels et en matières grasses. Parallèlement, un projet visant à rendre obligatoire l'étiquetage Nutri-Score a également été écarté.
Lors d'une session parlementaire du 27 mai, les députés ont voté contre l'inscription d'une loi interdisant ou limitant les publicités pour les produits alimentaires malsains. Ce projet, qui visait à protéger les jeunes consommateurs, a été rejeté par 49 voix contre 13. Parmi les propositions avancées, l'idée de rendre l'étiquetage Nutri-Score obligatoire n'a pas rencontré un sort différent.
Des arguments divergents des députés
Les débats autour de ce sujet ont révélé deux camps distincts. Du côté des partisans de l'interdiction, Anne-Laurence Petel (LREM) a évoqué la question de l'obésité, soulignant que « un enfant sur six est en surpoids » en France. Elle a insisté sur l'influence néfaste de ces publicités sur les jeunes esprits. Lois Prud'homme (LFI) a même évoqué l'efficacité de ces campagnes comme un « lavage de cerveau ».
D'un autre côté, certains députés comme Cendra Motin (LREM) ont plaidé pour une responsabilisation des parents face à ces contenus publicitaires. Bruno Millienne (MoDem) a émis des préoccupations quant aux conséquences possibles d'une telle loi, craignant pour la santé de secteurs d'activité et l'absence de concertation au niveau européen.







