Les plans de travail en cuisine, lorsqu'ils sont abîmés, peuvent servir de réservoir à de minuscules particules alimentaires. Une étude britannique récente, diffusée le 10 septembre lors du congrès de la Society for General Microbiology, met en lumière que même un nettoyage industriel standard peut laisser derrière lui des résidus. Ces particules contribuent à la prolifération de bactéries responsables d'infections alimentaires, comme la salmonelle.
Des méthodes de détection insuffisantes
Des chercheurs de l'université de Manchester ont mis à l'épreuve diverses techniques pour détecter les résidus alimentaires sur des surfaces rayées. Bien que l'éclairage ultraviolet soit couramment utilisé dans l'industrie agroalimentaire pour identifier les zones sales, son efficacité semble limitée. Des analyses au microscope et des tests chimiques ont révélé la présence de résidus microscopiques, invisibles à l'œil nu, pouvant contenir des bactéries pathogènes. Les scientifiques élaborent actuellement des nettoyants spécifiquement conçus pour éliminer ces résidus grâce aux résultats de leur étude.
Un contexte préoccupant en France
En France, entre 1996 et 2005, l'Institut national de veille sanitaire (INVS) a enregistré 5 847 cas de toxi-infections alimentaires. Ces intoxications sont souvent liées à des aliments mal conservés, insuffisamment frais ou mal cuits. Les agents responsables, qu'il s'agisse de bactéries ou de toxines, peuvent se transmettre via des surfaces de travail ou des ustensiles de cuisine contaminés, et cela est particulièrement préoccupant dans les établissements de restauration collective.







