Les édulcorants et les sucres alternatifs sont-ils aussi inoffensifs qu'on le pense ? Non, affirme 60 millions de consommateurs, qui met en garde contre leurs fausses promesses dans son dernier hors-série.
Si l'attrait du sucre peut sembler irrésistible, ses effets néfastes ne sont pas à négliger. Une consommation excessive de sucre peut mener à diverses pathologies telles que le surpoids, le diabète, et les maladies cardiovasculaires. C'est pourquoi de nombreuses personnes se tournent vers des substituts, souvent présentés comme des alternatives saines par le marketing et sur les réseaux sociaux. Cependant, dans son dernier hors-série « Sucre : comment décrocher ? », le magazine 60 millions de consommateurs dresse un tableau inquiétant de 16 sucres « naturels » et édulcorants variés, révélant que beaucoup d'entre eux comportent des désavantages significatifs pour la santé.
Révélation sur les sucres « naturels »
Parmi les options considérées comme « naturelles », le rapadura et le muscovado se distinguent par leur absence de traitement chimique, leur permettant de conserver leur couleur et certains nutriments. Cependant, 60 millions de consommateurs rappelle que ces produits contiennent les vitamines et minéraux en quantités très minimes. La rédactrice en chef, Sophie Coisne, souligne que malgré un raffinage moins marqué, cela reste fondamentalement du sucre.
Le sucre de coco, qui attire par son prix élevé de 15 € le kilo, est également critiqué pour sa faible valeur nutritionnelle. Le xylitol, souvent vendu à près de 23,80 € le kilo, n'apporte pas non plus les bienfaits escomptés. Sophie Coisne précise qu'une consommation excessive est requise pour en tirer des bénéfices qui ne sont pas viables sur le long terme. Par ailleurs, l'OMS recommande de ne pas dépasser 50 g de sucres ajoutés par jour.
Les risques liés aux édulcorants
Des édulcorants liquides comme le sirop d'agave sont commercialisés comme ayant un impact minimal sur la glycémie. Cependant, leur teneur élevée en fructose est préoccupante. Des études récentes montrent un lien entre une consommation excessive de fructose et des problèmes de santé, telles que les maladies cardiovasculaires.
Sophie Coisne met en garde contre les édulcorants comme l'aspartame, qui pourrait être associé à des risques de cancers et de maladies cérébrovasculaires. De plus, le regard critique sur les édulcorants ne fait que commencer, car les sucrettes à base d'acésulfame K sont également suspectées d'augmenter les risques de maladies coronariennes. Mme Coisne insiste sur le fait que ces substituts ne sont pas des alternatives sûres au sucre traditionnel.
Non seulement les édulcorants ne constituent pas une alternative sûre au sucre, mais il n'a pas été démontré qu'ils ont un avantage sur le poids.
Bien qu'il ne soit pas nécessaire de complètement abandonner le sucre, des conseils pratiques permettent de réduire sa consommation. Par exemple, remplacer le sucre dans les yaourts par de la compote de fruits ou utiliser des épices, comme la cannelle, est une manière efficace de limiter l'apport en sucre.







