Un chercheur canadien remet en question les bienfaits souvent attribués à la vitamine D. Ce complément est fréquemment recommandé aux nourrissons et aux jeunes enfants pour compenser le manque d'exposition au soleil.
Selon une étude récemment publiée dans le Journal of General Internal Medicine, de nombreuses croyances entourant la vitamine D ne sont pas étayées par des preuves scientifiques solides. Michael Allan, professeur de médecine de famille à l'Université de l'Alberta au Canada et auteur principal de l'étude, souligne que ces affirmations sont parfois basées sur des idées reçues.
Un impact limité sur la santé
La vitamine D est souvent citée pour ses prétendus effets bénéfiques, allant de la réduction des fractures dues aux chutes à l'amélioration de la santé mentale, en passant par la prévention de maladies chroniques comme l'arthrite rhumatoïde et certains cancers.
« Quel bonheur ce serait s'il suffisait de prendre une simple vitamine pour rester en bonne santé », déclare Michael Allan. Toutefois, il estime que la majorité des études réalisées à ce sujet manquent de rigueur scientifique, reposant sur des résultats souvent peu fiables.
Réduire les chutes : un avantage mineur
Selon Allan, le principal avantage mesurable de la vitamine D serait une légère réduction des chutes et des fractures chez les personnes âgées. Par conséquent, il appelle à une réévaluation des recommandations actuelles concernant la supplémentation, incitant à ne pas considérer cette vitamine comme une panacée.
En conclusion, bien qu'elle soit souvent mise en avant, la vitamine D mérite d'être examinée de manière critique afin d'évaluer réellement ses bienfaits pour la santé.







