De nombreuses marques du secteur agro-alimentaire exploitent des pratiques douteuses pour désinformer les consommateurs tout en restant légalement couvertes. C'est l'alerte lancée par l'ONG foodwatch, qui met en lumière cinq produits emblématiques de ces abus.
Attention aux sucres cachés
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il est recommandé de ne pas dépasser 50 g de sucre par jour, ce qui équivaut à environ 10 morceaux de sucre. Souvent, les aliments que nous consommons contiennent des quantités surprenantes de sucre, qu'il est essentiel de connaître. foodwatch accompagne les consommateurs afin qu'ils prennent conscience de leur apport quotidien.
Les produits à fuir
- Blanc de dinde Tradilège, Marque repère : Bien que l'emballage mentionne "100 % filet", il s'avère en fait que ce produit ne contient que 84 % de viande, le reste étant composé d'eau et d'additifs. Un fait troublant : une tranche sur six correspond à de l'eau et des additifs.
- Soupe bœuf-carottes aux vermicelles, saveur à l’ancienne, Maggi : Cette soupe affiche fièrement son nom, mais en réalité, elle ne contient strictement aucun bœuf. La composition révèle 48 % de vermicelles et 5,5 % de carottes, ce qui soulève des questions sur l'intégrité de la recette.
- Tortellini Jambon cru Parmesan, Lustucru : Les images allécheuses de jambon et de parmesan cachent une réalité déconcertante. Ce produit contient seulement 2 % de parmesan et repose majoritairement sur des ingrédients comme la crème fraîche et des pommes de terre.
- Yaourt arôme naturel Fruits rouges, Vrai : Bien que promu comme un produit bio, il est surprenant de constater qu'il ne contient que 1,1 % d'arômes de fruits rouges, sans aucune indication de morceaux de fruits réels.
- Vinaigrette Huile d’olive extra, Puget : En dépit de son étiquette italienne séduisante, il s’avère que cette vinaigrette est composée en grande partie d'ingrédients bon marché, avec seulement 20 % d'huile d'olive.
foodwatch, fondée en 2002 par un ancien directeur de Greenpeace, s'engage à dénoncer ces pratiques abusives. Sa récente campagne en France vise à pallier les manquements dans le secteur agro-alimentaire. L'ONG a récemment lancé une pétition, destinée à Michel-Edouard Leclerc, pour revendiquer un étiquetage plus transparent sur la dinde en question. L'accent est mis sur la nécessité de simplifier les informations fournies aux consommateurs plutôt que de les laisser déchiffrer eux-mêmes les étiquettes parfois trompeuses des industriels.







