Le dioxyde de titane, couramment utilisé dans divers produits tels que les bonbons et certains dentifrices, pourrait être lié à des lésions précancéreuses chez le rat. C'est ce que révèle une étude de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). Pour analyser les risques potentiels, le gouvernement a sollicité l'Anses, l'agence de sécurité sanitaire.
Le dioxyde de titane, identifié sur les étiquettes par le code « E171 », est fréquemment présent dans divers aliments transformés, incluant des confiseries, des plats préparés et des chewing-gums. En 2016, l'association Agir pour l'Environnement a listé plusieurs marques, notamment M&M's et Skittles, utilisant cet additif, ce qui a suscité des inquiétudes.
Les résultats alarmants de l'étude sur les rats
Dans une étude approfondie de 100 jours sur des rats, les chercheurs ont constaté que 40 % de ces animaux présentaient des lésions précancéreuses au niveau du côlon après avoir été exposés au dioxyde de titane. Une seconde phase de l’étude a montré que l'exposition régulière à l'E171 a entraîné l'aggravation de lésions chez 20 % des rats déjà touchés.
Fabrice Pierre, co-auteur de l'étude publiée dans Scientific Reports, a déclaré : « L'exposition orale au E171 a initié et favorisé le développement de lésions précancéreuses chez les rats. Cependant, il est important de noter que cela ne prouve pas le caractère cancérigène du E171 pour les humains.»
Des mesures gouvernementales en attente
Suite à ces résultats préoccupants, le ministère de la Santé, ainsi que ceux de l'Économie et de l'Agriculture, ont décidé de demander à l'Anses d'évaluer les risques potentiels de cet additif pour les consommateurs. L'agence devrait communiquer ses conclusions en mars 2017, ce qui pourrait influencer la réglementation concernant cet additif largement utilisé.







